imageNous avons quitté l'île de Gran Canaria dimanche à 7 heures. Le moral était au beau fixe pour cette dernière traversée avant mon retour à Vannes. Tant que nous avons longé l'île le vent était faible mais comme toujours la houle était présente. Au loin des bandes d'écumes blanches nous laissaient prévoir tout autre chose... À la pointe de l'île tout s'est déchaîné. JL qui avait déjà réduit le génois (voile avant) a voulu réduire plus tard la grand voile. Trop tard, tout s'est précipité, le vent devenu violent (jusqu'à 35 noeuds) a rendu la manœuvre difficile. Les vagues tapaient de toute part, je me croyais dans le tambour d'une machine à laver ! (pas essorage quand même). JL a tenté de s'aider du moteur et à sa tête j'ai vu qu'il se passait quelque chose. Panne de moteur dans cette mer déchaînée, l'écoute (corde) du génois s'était prise dans l'hélice. Retour au point de départ avec un bateau ne pouvant plus manœuvrer. Le vent s'est calmé à l'abri de l'île et ballotés par la houle nous nous dirigions lentement (mais sûrement, encore que ce ne soit pas l'expression de circonstance) vers la côte bordée de falaises. Nous avons dû faire appel au navire de sauvetage qui nous a remorqués jusqu'à la marina de Porto Mogan où une petite barque de la capitainerie à eu toutes les peines du monde à nous coincer entre deux voiliers.

Je vous épargne mes états d'âme....

Nos amis Sylvie et Guy alertés par JL sont arrivés à la rescousse..Guy a plongé pour estimer les dégâts et dégager l'hélice. Il semblerait qu´il n'y ait pas grand mal.

Nous repartons demain pour Ténérife et j'étrangle celui où celle qui me souhaite bon vent !